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Guide18 mars 2026· 13 min

Meublé de tourisme : définition, statut et obligations en 2026

Tout savoir sur le statut de meublé de tourisme : définition, classement, déclaration mairie, avantages fiscaux. Guide complet 2026.

C

Cédric

Fondateur de ScanStay

Meublé de tourisme : définition, statut et obligations en 2026

Tu loues un gîte, un appartement ou une maison en courte durée ? Alors ton logement est probablement un meublé de tourisme au sens du Code du tourisme. Et ce statut, loin d'être un simple label administratif, conditionne tes obligations légales, ta fiscalité et même ta capacité à continuer de louer.

En 2026, après deux années de durcissement réglementaire (loi Le Meur, décrets DPE, restrictions en zones tendues), comprendre précisément ce qu'est un meublé de tourisme n'est plus optionnel. C'est la base.

J'ai moi-même 2 gîtes en Normandie. Quand j'ai démarré, j'ai passé des heures à démêler le vrai du faux entre les articles de blog périmés et les textes de loi. Ce guide, c'est celui que j'aurais voulu trouver à l'époque : concret, à jour, avec les vrais textes et les vrais chiffres.

Voici ce qu'on va couvrir :

  • La définition légale exacte du meublé de tourisme
  • Les différences avec une location meublée classique
  • Le classement en étoiles (comment l'obtenir, ce que ça change)
  • Les obligations de déclaration (mairie, enregistrement, changement d'usage)
  • Les avantages fiscaux (et ce qui a changé récemment)
  • Les évolutions réglementaires 2024-2026

Définition légale du meublé de tourisme

Ce que dit le Code du tourisme

L'article L324-1 du Code du tourisme donne une définition claire :

"Les meublés de tourisme sont des villas, appartements ou studios meublés, à l'usage exclusif du locataire, offerts à la location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile et qui y effectue un séjour caractérisé par une location à la journée, à la semaine ou au mois."

Trois critères à retenir :

  1. Meublé : le logement doit être équipé de mobilier et d'équipements suffisants pour permettre un séjour normal (literie, cuisine équipée, vaisselle, etc.)
  2. Clientèle de passage : le locataire n'élit pas domicile. Il est de passage, pour du tourisme, du loisir ou du déplacement professionnel temporaire
  3. Location de courte durée : à la journée, à la semaine ou au mois. En pratique, on parle de séjours inférieurs à 90 jours consécutifs pour un même locataire

Ce que ça inclut concrètement

Le terme "meublé de tourisme" couvre un large spectre de logements :

  • Gîtes ruraux (c'est mon cas en Normandie)
  • Appartements en ville loués sur Airbnb ou Booking
  • Studios saisonniers en station balnéaire ou de ski
  • Maisons de vacances
  • Chalets, villas, lodges
  • Chambres indépendantes avec accès privatif (attention : si tu partages les parties communes, c'est une chambre d'hôtes, pas un meublé de tourisme)

Le point clé, c'est l'usage exclusif par le locataire. Contrairement à une chambre d'hôtes où tu vis dans le logement et partages des espaces communs, un meublé de tourisme est un logement entier mis à disposition.

Ce que ça n'inclut pas

Ne sont pas des meublés de tourisme :

  • Les chambres d'hôtes (hébergement chez l'habitant, petit-déjeuner inclus, 5 chambres max — régime différent)
  • Les hôtels (établissement commercial, classement propre)
  • Les résidences de tourisme (gestion collective par un exploitant)
  • Les locations meublées longue durée (bail d'un an minimum, locataire qui élit domicile)

Meublé de tourisme vs location meublée classique

C'est la confusion la plus fréquente. Un meublé de tourisme et une location meublée classique (type bail mobilité ou bail meublé d'un an) sont deux statuts juridiques et fiscaux complètement différents.

Les différences clés

Critère Meublé de tourisme Location meublée classique
Durée du bail Nuit, semaine ou mois (max 90 jours consécutifs) 1 an minimum (9 mois étudiant)
Type de locataire Clientèle de passage (touristes, voyageurs pro) Locataire qui élit domicile
Déclaration mairie Obligatoire (déclaration + numéro d'enregistrement) Non requise
Classement possible Oui (1 à 5 étoiles) Non
Abattement micro-BIC 50% (non classé) ou 71% (classé) 50%
Plafond micro-BIC 77 700€ (non classé) ou 188 700€ (classé) 77 700€
Taxe de séjour Oui, à collecter et reverser Non
Résidence principale Max 120 jours/an si c'est ta RP Pas de limite (c'est la RP du locataire)
DPE Obligatoire (E max dès 2025 en zone tendue) Obligatoire (classique)
Cotisations sociales Au-delà de 23 000€ de recettes Au-delà de 23 000€ de recettes

Pourquoi c'est important de ne pas confondre

Si tu loues en courte durée sans avoir le bon statut, tu t'exposes à :

  • Des redressements fiscaux (si tu appliques le mauvais régime d'imposition)
  • Des amendes pour défaut de déclaration en mairie (jusqu'à 5 000€)
  • Des problèmes d'assurance (ton contrat doit couvrir l'activité de meublé de tourisme, pas de location classique)

Pour aller plus loin sur la réglementation qui encadre la location courte durée, j'ai écrit un guide complet qui détaille chaque obligation.

Le classement en étoiles : de 1 à 5 étoiles

Comment ça fonctionne

Le classement des meublés de tourisme est un dispositif volontaire (tu n'es pas obligé de le faire) encadré par l'arrêté du 2 août 2010 modifié. Il évalue ton logement sur une grille de 133 critères répartis en trois catégories :

  1. Équipements et aménagements (mobilier, cuisine, salle de bain, literie)
  2. Services au client (livret de séjour, informations pratiques, accueil)
  3. Accessibilité et développement durable

Les niveaux de classement :

  • 1 étoile : confort minimal, logement fonctionnel
  • 2 étoiles : bon confort, équipements complets
  • 3 étoiles : très bon confort, prestations de qualité
  • 4 étoiles : haut de gamme, finitions soignées
  • 5 étoiles : exceptionnel, standing luxe

Comment obtenir le classement

La procédure est simple mais formelle :

  1. Contacte un organisme accrédité par le COFRAC (Comité français d'accréditation) ou un organisme agréé par Atout France. Tu peux aussi passer par ton Office de Tourisme ou un réseau labellisé (Gîtes de France, Clévacances, etc.)
  2. Visite d'inspection : un évaluateur vient dans ton logement et passe en revue les 133 critères. Compte entre 150€ et 300€ pour la visite selon le prestataire
  3. Décision de classement : si ton logement atteint le nombre de points requis, tu reçois ton classement
  4. Déclaration auprès d'Atout France : l'organisme transmet la décision
  5. Validité : le classement est valable 5 ans, après quoi il faut repasser la visite

Les avantages concrets du classement

Le classement n'est pas qu'un panneau à afficher sur ta façade. Il a des conséquences fiscales et commerciales directes :

  • Abattement fiscal majoré : 71% au lieu de 50% en micro-BIC (on en reparle dans la section fiscalité)
  • Plafond de recettes rehaussé : 188 700€ au lieu de 77 700€ pour le micro-BIC
  • Visibilité : les plateformes et offices de tourisme mettent en avant les logements classés
  • Confiance voyageur : le classement officiel rassure, surtout la clientèle internationale habituée aux systèmes d'étoiles
  • Taxe de séjour : en classé, la taxe de séjour est calculée selon un barème fixe par étoile (souvent plus avantageux que le pourcentage appliqué aux non-classés)

Mon avis de terrain

Pour mes 2 gîtes, j'ai fait le classement. Le coût de la visite est vite amorti par l'économie fiscale. Si tu fais plus de 10 000€ de recettes par an, le calcul est simple : l'abattement de 71% au lieu de 50% te fait économiser des centaines voire des milliers d'euros d'impôts chaque année.

Le livret de séjour fait d'ailleurs partie des critères évalués lors du classement. Si tu veux un outil pour créer le tien facilement, ScanStay te permet de générer un livret de séjour numérique complet en quelques minutes.

Les obligations de déclaration

C'est le sujet qui stresse le plus les loueurs. Et pour cause : les sanctions sont lourdes et les contrôles se multiplient depuis 2024. Voici exactement ce que tu dois faire.

1. La déclaration en mairie

Obligatoire pour tous les meublés de tourisme, sans exception, depuis la loi du 19 novembre 2024 (loi Le Meur).

Tu dois déposer une déclaration préalable auprès de ta mairie avant de commencer à louer. Cette déclaration inclut :

  • Ton identité et tes coordonnées
  • L'adresse du logement
  • Le nombre de pièces et de lits
  • Les périodes prévisionnelles de location
  • Le statut du logement (résidence principale ou non)

En retour, la mairie te délivre un numéro d'enregistrement (aussi appelé numéro de déclaration) que tu dois afficher sur toutes tes annonces en ligne.

Sanctions :

  • Défaut de déclaration : 10 000€ d'amende (article L324-1-1 du Code du tourisme, montant rehaussé par la loi Le Meur)
  • Fausse déclaration : 50 000€ d'amende

2. Le numéro d'enregistrement

Depuis la loi Le Meur, toutes les communes peuvent exiger un numéro d'enregistrement (avant, c'était limité aux communes ayant mis en place la procédure). Ce numéro doit figurer :

  • Sur tes annonces Airbnb, Booking, Abritel et toute autre plateforme
  • Sur ton site web si tu as un site de réservation directe
  • Dans le logement, accessible aux voyageurs

Les plateformes sont désormais tenues de vérifier la présence du numéro et peuvent désactiver les annonces non conformes. Airbnb et Booking appliquent déjà cette obligation dans les grandes villes.

3. L'autorisation de changement d'usage (zones tendues)

Si ton meublé de tourisme se situe dans une commune de plus de 200 000 habitants ou dans une zone tendue définie par décret, tu dois obtenir une autorisation préalable de changement d'usage auprès de la mairie.

Cette autorisation est nécessaire quand :

  • Le logement n'est pas ta résidence principale
  • Ou que tu dépasses les 120 jours/an de location pour ta résidence principale

En pratique, cette autorisation est soumise à des conditions variables selon les communes :

  • Compensation : dans certaines villes (Paris, Lyon, Bordeaux), tu dois "compenser" en transformant un local commercial en habitation (coûteux et complexe)
  • Quotas : certaines communes limitent le nombre d'autorisations délivrées
  • Zones spécifiques : des quartiers entiers peuvent être exclus

Sanctions : jusqu'à 50 000€ d'amende et obligation de remettre le logement en usage d'habitation (article L651-2 du CCH).

4. La règle des 120 jours

Si le logement que tu loues est ta résidence principale (le lieu où tu habites au moins 8 mois par an), tu es limité à 120 jours de location par an en tant que meublé de tourisme.

Au-delà de 120 jours :

  • Tu dois demander l'autorisation de changement d'usage
  • Les plateformes sont tenues de bloquer automatiquement les réservations au-delà du plafond (Airbnb le fait déjà)
  • Amende de 10 000€ en cas de dépassement

Si le logement est une résidence secondaire, il n'y a pas de limite de jours, mais tu as besoin de l'autorisation de changement d'usage en zone tendue.

Pour un tour complet de toutes les obligations déclaratives et réglementaires, consulte mon article sur la réglementation de la location saisonnière.

5. La taxe de séjour

En tant que loueur de meublé de tourisme, tu dois collecter la taxe de séjour auprès de tes voyageurs et la reverser à ta commune ou intercommunalité.

Le montant dépend du classement :

  • Palaces : entre 1€ et 5€ par personne et par nuit
  • 5 étoiles : entre 0,70€ et 3€
  • 4 étoiles : entre 0,65€ et 2,30€
  • 3 étoiles : entre 0,50€ et 1,50€
  • 2 étoiles : entre 0,30€ et 0,90€
  • 1 étoile : entre 0,20€ et 0,40€
  • Non classé : entre 1% et 5% du prix de la nuit (hors charges)

Si tu loues via Airbnb ou Booking, la plateforme collecte et reverse souvent la taxe de séjour à ta place. Mais c'est toi qui restes responsable : vérifie que c'est bien le cas pour ta commune.

Avantages fiscaux du meublé de tourisme

C'est là que le statut de meublé de tourisme prend tout son intérêt. Le régime fiscal est nettement plus avantageux que la location nue ou la location meublée longue durée.

Le régime micro-BIC

Le régime micro-BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) est le régime par défaut pour les loueurs de meublés de tourisme dont les recettes restent sous certains plafonds.

Pour les meublés de tourisme classés :

  • Abattement forfaitaire de 71% sur les recettes
  • Plafond de recettes : 188 700€/an
  • Tu ne paies d'impôt que sur 29% de tes recettes

Pour les meublés de tourisme non classés :

  • Abattement forfaitaire de 50% sur les recettes
  • Plafond de recettes : 77 700€/an
  • Tu paies d'impôt sur 50% de tes recettes

Exemple concret : tu fais 30 000€ de recettes annuelles avec un meublé classé. Ton bénéfice imposable est de 30 000€ × 29% = 8 700€. Avec un taux marginal d'imposition à 30%, tu paies 2 610€ d'impôts. Sans le classement, ce serait 30 000€ × 50% = 15 000€ de bénéfice imposable, soit 4 500€ d'impôts. Économie : 1 890€/an, rien qu'avec le classement.

Le régime réel

Si tes charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire (travaux importants, emprunt, amortissement du bien), le régime réel peut être plus intéressant.

Avec le régime réel, tu déduis tes charges réelles :

  • Amortissement du bien (hors terrain) sur 20 à 30 ans
  • Amortissement du mobilier sur 5 à 10 ans
  • Intérêts d'emprunt
  • Charges de copropriété
  • Assurances
  • Travaux d'entretien et de réparation
  • Frais de gestion (plateforme, ménage, conciergerie)
  • Taxe foncière
  • Frais comptables (adhésion CGA)

Le régime réel demande une comptabilité rigoureuse et le recours à un expert-comptable (compte entre 500€ et 1 500€/an). Mais pour les biens avec un emprunt ou des travaux récents, l'économie peut être considérable — voire aboutir à une imposition nulle pendant plusieurs années grâce à l'amortissement.

Les cotisations sociales

Depuis 2017, si tes recettes de meublé de tourisme dépassent 23 000€/an, tu dois payer des cotisations sociales :

  • Soit au régime général (SSI) en tant que loueur professionnel
  • Soit via le statut d'auto-entrepreneur (micro-social)

Le taux est d'environ 22% des bénéfices au régime micro-social. C'est un coût souvent oublié dans les calculs de rentabilité.

Attention : la loi Le Meur a clarifié ce seuil. Au-delà de 23 000€ de recettes annuelles en meublé de tourisme, tu es considéré comme exerçant une activité professionnelle, avec les obligations sociales qui vont avec.

Pour un article dédié à la fiscalité avec tous les détails de calcul, consulte mon guide sur la fiscalité Airbnb et location saisonnière.

Évolutions réglementaires 2024-2026

Le cadre réglementaire des meublés de tourisme a plus changé en deux ans qu'en vingt. Voici les points clés.

La loi Le Meur (loi n°2024-1039 du 19 novembre 2024)

C'est le texte majeur. Portée par la députée Annaïg Le Meur, cette loi a profondément modifié le régime des meublés de tourisme :

Ce qui a changé :

  • Déclaration mairie universelle : tous les meublés de tourisme doivent être déclarés, dans toutes les communes (plus seulement celles qui avaient mis en place la procédure)
  • Numéro d'enregistrement obligatoire : généralisé à tout le territoire national
  • Renforcement des sanctions : amendes relevées (10 000€ pour défaut de déclaration, 50 000€ pour fausse déclaration)
  • Pouvoir accru des maires : possibilité de fixer des quotas de meublés de tourisme par quartier, d'instaurer des zones d'interdiction
  • Obligation pour les plateformes : vérification des numéros d'enregistrement, blocage automatique au-delà de 120 jours pour les résidences principales
  • Fiscalité ajustée : alignement progressif prévu des avantages fiscaux des meublés non classés sur la location longue durée (en discussion pour les prochaines lois de finances)

Le DPE obligatoire pour les meublés de tourisme

La loi Le Meur a introduit l'obligation de Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pour les meublés de tourisme, avec un calendrier progressif :

  • Depuis le 1er janvier 2025 : les meublés de tourisme en zone tendue doivent avoir un DPE de classe E minimum (les passoires thermiques F et G sont interdites à la location touristique)
  • À partir de 2028 : extension de l'obligation à l'ensemble du territoire national
  • À terme : alignement sur le calendrier de la location longue durée (classe D minimum d'ici 2034)

Si ton logement est classé F ou G et que tu es en zone tendue, tu ne peux plus le louer en meublé de tourisme depuis début 2025. C'est un changement majeur qui a pris beaucoup de loueurs au dépourvu.

Restrictions en zones tendues

Les zones tendues concentrent les mesures les plus contraignantes :

  • Quotas par quartier : certaines mairies limitent le nombre de meublés de tourisme autorisés dans un périmètre donné
  • Compensation renforcée : à Paris, la compensation exige de transformer 2 à 3 m² de commercial en habitation pour chaque m² de meublé de tourisme (selon l'arrondissement)
  • Interdiction dans certaines zones : des communes peuvent désormais définir des zones d'exclusion où aucun nouveau meublé de tourisme n'est autorisé
  • Durée de location réduite : certaines communes ont abaissé le plafond en dessous de 120 jours pour les résidences principales

Ce qui se profile pour 2026-2027

Plusieurs évolutions sont en discussion ou annoncées :

  • Registre national des meublés de tourisme : un fichier centralisé pour croiser les déclarations et faciliter les contrôles (prévu pour fin 2026)
  • Renforcement fiscal : des parlementaires poussent pour réduire l'abattement micro-BIC des meublés non classés à 30% (contre 50% actuellement). Rien n'est voté, mais la tendance est clairement au durcissement
  • Automatisation des contrôles : les mairies développent des outils de scraping pour détecter les annonces non déclarées sur les plateformes
  • Extension des zones tendues : la liste des communes en zone tendue s'élargit régulièrement, ce qui étend les obligations de changement d'usage à de nouveaux territoires

Ce que ça change pour toi concrètement

Si tu es loueur de meublé de tourisme en 2026, voici ta checklist minimum :

  1. Vérifie que tu es bien déclaré en mairie et que tu as ton numéro d'enregistrement
  2. Affiche ton numéro sur toutes tes annonces
  3. Fais réaliser un DPE si tu es en zone tendue (ou anticipe si tu es hors zone tendue)
  4. Vérifie si tu as besoin d'une autorisation de changement d'usage (résidence secondaire en zone tendue)
  5. Fais le classement si tes recettes justifient l'abattement à 71%
  6. Suis l'actualité législative : les règles changent vite

Pour vérifier que ton annonce respecte toutes les obligations et qu'elle est optimisée, tu peux utiliser notre outil gratuit : Vérifie que ton annonce est conforme et optimisée →

FAQ

Un meublé de tourisme doit-il obligatoirement être classé ?

Non. Le classement en étoiles est volontaire. Tu peux louer ton meublé de tourisme sans classement. Mais tu perds l'abattement fiscal majoré (71% au lieu de 50% en micro-BIC) et le plafond de recettes est plus bas (77 700€ au lieu de 188 700€). Si tu fais un minimum de recettes, le classement est quasi toujours rentable — le coût de la visite (150 à 300€) est amorti en quelques mois d'économie fiscale.

Quelle est la différence entre un meublé de tourisme et une chambre d'hôtes ?

La différence fondamentale est l'usage exclusif. Un meublé de tourisme est un logement entier mis à disposition du voyageur (il a les clés, il est seul chez lui). Une chambre d'hôtes est une chambre dans ta propre habitation : tu vis sur place, tu partages les espaces communs et tu fournis le petit-déjeuner. Les chambres d'hôtes sont limitées à 5 chambres et 15 personnes maximum, et relèvent d'un régime juridique et fiscal différent (article L324-3 du Code du tourisme).

Peut-on louer un meublé de tourisme toute l'année ?

Ça dépend. Si le logement est ta résidence principale (tu y habites au moins 8 mois/an), tu es limité à 120 jours de location par an. Si c'est une résidence secondaire, il n'y a pas de limite de jours, mais tu dois obtenir une autorisation de changement d'usage en zone tendue. Et depuis la loi Le Meur, ta commune peut imposer des restrictions supplémentaires (quotas, zones d'exclusion). Vérifie toujours la réglementation locale auprès de ta mairie.

Comment déclarer un meublé de tourisme en mairie ?

La procédure est simple. Tu déposes un formulaire de déclaration (CERFA n°14004) auprès de ta mairie, en personne ou en ligne si ta commune le propose. Le formulaire demande tes coordonnées, l'adresse et la description du logement, les périodes de location prévisionnelles et le statut du bien (résidence principale ou secondaire). La mairie te délivre ensuite un numéro d'enregistrement que tu devras afficher sur toutes tes annonces. Certaines communes utilisent une plateforme en ligne dédiée (Paris utilise par exemple une téléprocédure spécifique). Le délai de traitement est généralement de quelques jours à quelques semaines.


Le statut de meublé de tourisme est à la fois une opportunité fiscale et un cadre réglementaire exigeant. Les avantages sont réels (abattement à 71% en classé, régime réel avec amortissement), mais les obligations se renforcent chaque année. En 2026, la clé c'est d'être en règle dès le départ : déclaration, enregistrement, classement, DPE. Ceux qui anticipent seront tranquilles. Ceux qui ignorent les règles s'exposent à des amendes qui peuvent dépasser les revenus locatifs d'une saison entière.

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